Nicloas Sarkozy a parlé à la télévision: Bilan

21h41: "Nul n'est indispensable, ni dans votre métier, ni dans le mien", indique Nicolas Sarkozy, David Pujadas le "sait bien". Pour finir, pas d'alliance possible avec le Front national, jamais. David Pujadas clôt le débat, c'est terminé.

21h39: Nicolas Sarkozy prend son air grave sur ce genre de sujet... il adoucit sa voix... "Le pouvoir change votre vision de la vie, du monde, du pouvoir", dit encore le chef de l'Etat. Mais avant que l'émotion ne l'emporte, David Pujadas évoque les rivalités au sein de l'UMP.

21h35: Sans transition, Nicolas Sarkozy parle de la justice, puis logement et urbanisme... Cela n'intéresse pas les trois intervieweurs qui l'interrogent sur sa relation au pouvoir. Des moments de découragement? "Oui, parfois, mais j'ai une famille qui me soutient, une femme d'une intelligence...", répond le chef de l'Etat qui vient "moins influençable" sur les grands sujets.

21h33: Michel Denisot interroge alors le chef de l'Etat sur la présidentielle. Il n'a pas encore pris sa décision, ce sera pour l'automne 2011. Puis, cette candidature, ce n'est rien par rapport à l'attente des Français.

21h29: La spéculation sur les matières premières, le chef de l'Etat déteste cela. Il a à ce sujet une pensée pour les agriculteurs français. Nicolas Sarkozy va parler de ces sujets mercredi avec Nicolas Sarkozy qu'il loue. "C'était mon candidat au FMI", indique-t-il. Ainsi, les journalistes l'agrippent sur sa relation avec DSK, possible candidat socialiste à la présidentielle. Nicolas Sarkozy répond du tac au tac, il a beaucoup d'estime pour lui, il a bien géré la crise internationale. 2012, c'est encore loin...

21h27: Passons au G20. "La question, c'est d'obtenir des résultats", explique Nicolas Sarkozy. "Il faut un nouveau système monétaire international", ajoute-t-il. "L'échec de l'Afrique sera le drame de l'Europe", poursuit-il, indiquant qu'il faut encourager le développement du continent africain.

21h25: On termine le chapitre économique avec le chômage. Les jeunes seront les premiers bénéficiaires des prochaines mesures. "On peut s'en sortir, il n'y a pas de fatalité", selon Nicolas Sarkozy.

21h23: Et le déficit? On réduira les dépenses publiques, mais on n'augmentera pas les impôts, explique Nicolas Sarkozy qui ne se sent pas responsable du déficit français qui existe depuis 1974.

21h20: David Pujadas est finalement le plus vif des trois intervieweurs de la soirée, comme pour effacer sa prestation critiquée de juillet. Revenons au bouclier fiscal, ce "boulet politique". Nicolas Sarkozy essaye "de faire le mieux" pour le pays. "Il faut bien que j'apporte des réponses", martèle-t-il. La présidentielle de 2012 ne le fera pas changer de cap. "Vous voulez que je reste tranquillement dans mon bureau?", interroge-t-il.

21h17: Mais le chef de l'Etat ne fait que comparer la France à l'Allemagne, se justifiant ainsi. Oui, car l'Allemagne a supprimé son bouclier fiscal et ainsi, l'impôt sur le revenu a augmenté. Et les cas à la Liliane Bettencourt? Encore un sujet que Nicolas Sarkozy n'apprécie pas, il fait des gestes d'écartement avec son bras. "Elle serait partie en Suisse", selon lui et ce n'est pas dans l'intérêt de la France. Mais de toute manière, c'est un mauvais exemple selon le chef de l'Etat et les journalistes n'ont rien compris à son cas.

21h14: Petite toux pour le chef de l'Etat avant de parler de la réforme fiscale. "J'essaye de donner une feuille de route précise", explique-t-il justifiant sa mise en perspective, "si vous me permettez monsieur Pujadas". Nicolas Sarkozy parle d'autres pays, de la Chine, de l'Inde, la compétitivité internationale... puis de l'Allemagne, cité en exemple, mais "nous n'allons pas tout faire comme l'Allemagne", s'amuse-t-il.

21h12: Nicolas Sarkozy ne donnera pas de solutions sur le sujet ce mardi soir. "On m'accuse d'aller trop vite", se justifie-t-il, habile.

21h09: Parlons des réformes. Pujadas lance Denisot qui interroge Nicolas Sarkozy sur la dépendance, prochain grand chantier du gouvernement. Pour une fois, les faits donnés par le journaliste dans sa question sont "exacts". "Je souhaite la création, pour la première fois, d'une nouvelle branche de la sécurité sociale", indique le chef de l'Etat.

21h07: Nicolas Sarkozy prend un ton solennel. Les choses sont un peu meilleures pour les journalistes en Afghanistan, mais pour les autres, il ne pipe mot. La France ne bougera pas "d'un iota" sa politique.

21h05: Pas de scandale ni problème avec la justice avec Nicolas Sarkozy, jamais. Et les ordinateurs volés? "Vous m'accusez de les avoir volés", interroge le chef de l'Etat. David Pujadas est pugnace sur le sujet, ça s'envenime, mais Claire Chazal coupe à nouveau le sujet en demandant des nouvelles des otages français dans le monde.

21h02: Michel Denisot intervient enfin. Il parle des écoutes de journalistes qui ont fait également couler beaucoup d'encre. "Jamais, à aucun moment, à aucune façon" il n'y a eu des écoutes selon Nicolas Sarkozy qui est légèrement énervé pour le coup. Parce que le seul chef de l'Etat à avoir agi ainsi, c'était François Mitterrand et il était "de gauche". "Cela ne sert à rien", renchérit Nicolas Sarkozy qui coupe court aux insistances de David Pujadas, peu après avoir fait taire Michel Denisot d'un geste de la main.

20h58: "Pas de stigmatisation" des Roms pour le chef de l'Etat. Mais si les Roms sont des camps illégaux, il faut les ramener en Roumanie, dit-il. Une dame a fait une déclaration blessante pour lui et pour les personnes juives. Il s'agit de Viviane Reding, mais il ne la cite pas. Puis Nicolas Sarkozy a "vu le pape". Du coup, il se met à parler en latin...

20h56: Michel Denisot est toujours muet depuis sa première question ou presque. David Pujadas enchaîne avec les Roms et Grenoble. Nicolas Sarkozy résume les faits, racontés dans les JT, insiste-t-il. Ce fut une tempête médiatique selon lui. Il fallait donc réagir. Puis, "il n'y a aucune outrance dans le discours de Grenoble".

20h53: Claire Chazal met à nouveau les pieds dans le plat avec l'affaire Woerth-Bettencourt. Non, Nicolas Sarkozy n'a pas débarqué Eric Woerth du gouvernement à cause de cette affaire. C'est un homme honnête. Mais parce que Eric Woerth lui-même pensait qu'il pourrait mieux se défendre en étant en dehors du gouvernement. Pourtant l'ex-ministre du Travail a répété à plusieurs reprises qu'il voulait rester ministre...

20h51: Claire Chazal tranche en parlant du nouvel avion présidentiel qui a fait polémique. Nicolas Sarkozy indique qu'il en a acheté un, oui, mais vendu deux achetés auparavant par Jacques Chirac et Lionel Jospin. Il donne une leçon à ses successeurs d'ailleurs: "Ils trouveront l'idée excellente".

20h51: David Pujadas l'interroge sur sa mauvaise presse. Nicolas Sarkozy balaye le sujet, c'est normal étant donné son poste.

20h49: "Si je devais répondre à chaque outrance, je ne ferai que cela", déclare Nicolas Sarkozy alors qu'on lui rappelle ses propos sur la liquidation de mai 68. Mais c'est la crise partout estime le chef de l'Etat, évoquant les Etats-Unis de Barack Obama et l'Allemagne d'Angela Merkel.

20h46: Michel Rocard est de nouveau cité à propos des retraites. C'est la troisième si notre compteur est à jour. Cette fois, c'est parce qu'il évoque son mandat sous Mitterrand, "paix à son âme", ajoute-t-il. Il n'oublie pas Dominique Strauss-Kahn qu'il reçoit mercredi et qui serait d'accord avec lui.

20h44: Nicolas Sarkozy est déjà plus détendu. Il fait sa petite leçon sur l'allongement de la durée de vie et de "la vie au travail" en Europe. En passant, il critique les 35 heures qui ont été une catastrophe selon lui.

20h42: Sur Twitter, pour suivre l'intervention du chef de l'Etat, il faut taper #SarkoShow. Il est noté que Nicolas Sarkozy aime bien citer Michel Rocard...

20h38: Claire Chazal enchaîne sur les retraites. Un gros conflit, non? Nicolas Sarkozy minimise tout cela. "On a fait une réforme des retraites sans violence", estime le chef de l'Etat qui ajoute que les syndicats ont été responsables. Et puis, sans cette réforme, "vous croyez que le climat social se serait amélioré?" Nicolas Sarkozy pose des questions à Claire Chazal dont il n'attend aucune réponse avant de rendre un hommage à Eric Woerth.

20h36: Michel Denisot lui demande si ce gouvernement sera le dernier du quinquennat. "Oui sauf imprévu", lui répond Nicolas Sarkozy qui critique des changements trop nombreux. Alors pourquoi en changer lui demande David Pujadas. "Il y avait des ministres en bout de course", déclare le chef de l'Etat. 

20h35: Nicolas Sarkozy enchaîne tout seul sur le voile intégral, invitant les musulmans français à respecter la laïcité française. Puis en France, il n'y a pas ni muezzins ni minarets, rappelle-t-il.

20h32: L'immigration clandestine a baissé depuis trois ans, affirme Nicolas Sarkozy, contredit par David Pujadas qui ne hausse pas trop le ton non plus. "Mais moi je ne veux pas polémiquer", clame le chef de l'Etat. "J'ai renoncé à l'identité nationale comme mots parce que cela avait créé des problèmes, mais sur le fond des choses je n'y renonce pas", répond-il enfin sur le sujet.

20h30: L'environnement ne branche pas trop le président de la République alors passons à l'immigration. "Il faut être pragmatique", lance-t-il à Michel Denisot. Il lui explique qu'il faut contrôler les flux migratoires sinon on va au "collapse" ("effondrement" en français).

20h28: On passe à l'environnement. Le nouveau ministère de l'Ecologie a été particulièrement critiqué. Eh bien Nicolas Hulot l'a appelé pas plus tard que ce mardi révéle Nicolas Sarkozy. Et? "Et NKM est une jeune ministre...", poursuit-il.  

20h26: Quid des centristes? Claire Chazal ne lâche pas le morceau. Nicolas Sarkozy cite les trois ministres et secrétaires d'Etat du Nouveau Centre qu'il a intégré (Maurice Leroy, Michel Mercier, Henri de Raincourt), coupant court à toute polémique. "Cela n'intéresse pas les Français", conclut-il.

20h24: Claire Chazal interroge le chef de l'Etat sur l'absence de ministres d'ouverture. "Ce n'est pas exact", insiste Nicolas Sarkozy. Il cite Didier Migaud, Claude Evin, Eric Besson... qui ne font pas tous partie du gouvernement... Il enchaîne sur la nécessité d'un gouvernement reserré.

20h23: Nicolas Sarkozy a beaucoup d'estime pour Jean-Louis Borloo, mais, désolé, il ne nomme pas des gens en fonction de leur popularité sinon le gouvernement ne ressemblerait pas à cela.

20h21: Alors François Fillon replacé à égalité avec Nicolas Sarkozy? Hyper président et hyper Premier ministre? Ce sont des anecdotes pour le chef de l'Etat. "J'ai réfléchi parce que pffff", ajoute-t-il. "François Fillon était l'homme qu'il fallait pour la France", poursuite Nicolas Sarkozy.

20h20: "Tout ça pour ça?", lui lance alors David Pujadas, plus en verve qu'en juillet dernier. "Ne confondez pas les Français et les commentateurs", lui répond Nicolas Sarkozy.

20h19: David Pujadas attaque, assisté de Claire Chazal. Nicolas Sarkozy fait fi des commentateurs politiques, qu'il respecte malgré tout. Le choix de François Fillon lui appartient, martèle-t-il et il n'a "aucun regret".

20h17: Le chef de l'Etat est tendu. Il indique avoir confiance en François Fillon. "Il n'y aucun nuage entre nous depuis des années", d'après Nicolas Sarkozy. Bon il concède qu'il y en a eu quelques uns quand Michel Denisot lui demande s'ils ne sont vraiment jamais accrochés.

20h16: La première question est pour Michel Denisot et on commence avec le remaniement. Nicolas Sarkozy n'a pas visiblement pas bien apprécié la question, invitant le présentateur du "Grand Journal" à corriger ses mots.

20h16: C'est parti!

Nicolas Sarkozy va présenter mardi soir à la télévision la feuille de route du nouveau gouvernement remanié de François Fillon, dont le resserrement autour du noyau dur de l'UMP suscite des critiques chez les centristes comme dans l'opposition de gauche.

Pour cette explication de texte télévisée, le chef de l'Etat a choisi de répondre en direct depuis l'Elysée, et pour au moins une heure et demie, aux questions des journalistes Claire Chazal de TF1, David Pujadas de France 2 et Michel Denisot de Canal Plus. A la veille de sa première réunion à l'Elysée, Nicolas Sarkozy doit profiter de cet entretien, le premier depuis celui accordé à France 2 en juillet en pleine tourmente de l'affaire Woerth-Bettencourt, pour détailler les priorités de ce nouveau gouvernement sur la route de 2012.

>> Une intervention à suivre en direct dès 20h15 sur 20minutes.fr

Ce n'est que huit jours plus tard, le 24 novembre, que le Premier ministre présentera formellement son programme aux députés lors d'une déclaration de politique générale. Le signe que, s'il a été contraint de prolonger le bail à Matignon d'un François Fillon plébiscité à droite, Nicolas Sarkozy n'entend pas lui déléguer son autorité absolue sur l'exécutif.

Les grands chantiers qu'il entend ouvrir jusqu'à sa très probable candidature à un second quinquennat sont largement connus. Même sur fond de rigueur budgétaire, le président veut notamment lancer les ambitieuses réformes de la dépendance et de la fiscalité, avec la suppression éventuelle de son très contesté bouclier fiscal, et s'attaquer au chômage des jeunes.

Colère des centristes

Son intervention permettra également à Nicolas Sarkozy de répondre à la colère des centristes, fort mécontents d'avoir été réduits à la portion congrue d'un gouvernement qui signe à leurs yeux le grand retour de «l'Etat RPR». Dès lundi, les ex-ministres Jean-Louis Borloo (Ecologie) et Hervé Morin (Défense) ont engagé les grandes manoeuvres pour fédérer la nébuleuse du centre, mais en ordre très dispersé.

>> Revivez la journée de lundi dans les ministères par ici

Le plus virulent, Hervé Morin, patron du Nouveau centre, a d'ores et déjà recommencé à agiter le spectre de sa candidature en 2012, au risque de faire voler en éclat l'indispensable union de la droite au premier tour qui constitue le coeur de la stratégie électorale du chef de l'Etat. La fronde centriste s'est trouvée un allié en la personne d'une des victimes de la fin de l'ouverture à gauche, le patron de la Gauche moderne et ex-secrétaire d'Etat à la Justice Jean-Marie Bockel, qui s'est dit prêt à participer à une «confédération des centres».

Par 20minutes.fr

Merci à eux

1 vote. Moyenne 0.00 sur 5.

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×