Le fablieau: Les perdrix avec quiz pour les 5ème

Le fablieau: Les perdrix avec quiz pour les 5ème

Lisez bien ce fablieau et puis répondez aux questions.

Un vilain, au pied de sa haie, un jour attrapa deux perdrix. Il les prépare avec grand soin; sa femme les met devant l''tre (elle savait s y employer), veille au feu et tourne la broche; et le vilain dort en courant pour aller inviter le prêtre.

Il tarda tant à revenir que les perdrix se trouvaient cuites. La dame dépose la broche; elle dé tache un peu de peau, car la gourmandise et son faible. Lorsque Dieu la favorisait, elle rêvait, non d'être riche, mais de contenter ses désirs. Attaquant l'une des perdrix, elle en savoure les ailes, puis va au milieu de la rue pour voir si son mari revient. Ne le voyant pas arriver, elle regagne la maison et sans tarder elle expédie ce qui restait de la perdrix, pensant que c e(o)t été un crime d'en laisser le moindre morceau.
Elle réfléchit et se dit qu'elle devrait bien manger l'autre. Elle sait ce qu'elle dira si quelqu'un vient lui demander ce qu'elle a fait de ses perdrix, elle ré pondra que les chats, comme elle mettait bas la broche, les lui ont arrachées des mains, chacun d'eux emportant la sienne.

Elle se plante dans la rue afin de guetter son mari, et ne le voit pas revenir; elle sent fré tiller sa langue, songeant à la perdrix qui reste; elle deviendra enragée si elle ne peut en avoir ne serait-ce qu'un petit bout. Détachant le cou doucement, elle le mange avec délice; elle s en pourlèche les doigts.

Hélas ! dit-elle, que ferais-je ? Que dire, si je mange tout ? Mais pourrais-je laisser le reste ? J en ai une si grande envie ! Ma foi, advienne que pourra; il faut que je la mange toute. l'attente dura si longtemps que la dame se rassasia.
Mais voici venir le vilain; il pousse la porte et s écrie:
Dis, les perdrix sont-elles cuites ? - Sire, fait-elle, tout va mal, car les chats me les ont mangées.
A ces mots, le vilain bondit et court sur elle comme un fou. Il lui eut arraché les yeux, quand elle crie:
C'était pour rire. Arrière, suppÙt de Satan ! Je les tiens au chaud, bien couvertes.
- J'aurais chanté de belles laudes, foi que je dois à saint Lazare. Vite, mon bon hanap de bois et ma plus belle nappe blanche ! Je vais l'étendre sur ma chape sous cette treille, dans le pré.
- Mais prenez donc votre couteau; il a besoin d'être aff(o)té et faites-le couper un peu sur cette pierre, dans la cour.

L'homme jette sa cape et court, son couteau tout nu dans la main.

Mais arrive le chapelain, qui pensait manger avec eux; il va tout droit trouver la dame et l'embrasse très doucement, mais elle se borne à répondre:


Sire, au plus tôt fuyez, fuyez ! Je ne veux pas vous voir honni, ni voir votre corps mutilé. Mon mari est allé dehors pour aiguiser son grand couteau; il prétend qu'il veut vous couper les couilles s il peut vous tenir.
- Ah ! puisses-tu songer à Dieu ! fait le prêtre, que dis-tu là ? Nous devions manger deux perdrix que ton mari prit ce matin. -
Hélas ! ici, par Saint Martin, il n'y a perdrix ni oiseau. Ce serait un bien bon repas; votre malheur me ferait peine. Mais regardez-le donc là-bas comme il aff(o)te son couteau !
-Je le vois, dit-il, par mon chef. Tu dis, je crois la vérité.

Et le prêtre, sans s'attarder, s'enfuit le plus vite qu'il peut. Au même instant, elle s'écrie:
Venez vite, sire Gombaut.
- qu'as-tu ? dit-il, que Dieu te garde.
- Ce que j ai ? Tu vas le savoir. Si vous ne pouvez courir vite, vous allez y perdre, je crois; car par la foi que je vous dois, le prê tre emporte vos perdrix.

Pris de colère, le bonhomme, gardant son couteau à la main, veut rattraper le chapelain. En l'apercevant, il lui crie:


Vous ne les emporterez pas ! Et de hurler à pleins poumons:
Vous les emportez toutes chaudes ! Si j arrive à vous rattraper, il vous faudra bien les laisser. Vous seriez mauvais camarade en voulant les manger sans moi.

Et regardant derriè re lui, le chapelain voit le vilain qu'accourt, le couteau en main. Il se croit mort, s'il est atteint; il ne fait pas semblant de fuir, et l'autre pense qu'à la course il pourra reprendre son bien. Mais le prêtre, le de vançant, vient s'enfermer dans sa maison.

 

Le vilain chez lui s'en retourne et il interroge sa femme:
Allons ! fait-il, il faut me dire comment il t'a pris les perdrix.
Elle lui répond:
Que Dieu m' aide ! Sitôt que le prêtre me vit, il me pria, si je l'aimais, de lui montrer les deux perdrix: il aurait plaisir à les voir. Et je le conduisis tout droit là où je les tenais couvertes. Il ouvrit aussitôt les mains, il les saisit et s'échappa. Je ne pouvais pas le poursuivre, mais je vous ai vite averti.
Il répond:
C'est peut-être vrai; laissons donc le prêtre où il est.
Ainsi fut dupé le curé, et Gombaut, avec ses perdrix.

1) Comme tu as pu le voire un fablieau est généralement du langage
2) Dans le texte, la femme mangea:
3) Pourquoi ?
4) Quelle mensonge fit-elle quand il était revennu ?

3 votes. Moyenne 3.00 sur 5.

Commentaires (1)

1. Justine 15/12/2010

sa m'étonnerai que le langage soit familier !!!

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site